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© Anaïs Lacombe, Oeuvre intitulée “Resonating Colibri”,

Mixed media painting (aquarelle & art numérique)

Date de création 21/11/2015

Article écrit sur “Opening”, Elizabeth, The Golden Age, A.R. Rahman, Craig Armstrong

“A la source des temps… Il y a la renaissance” (Anaïs Lacombe)

Renaissance

J’ignore s’il y a de plus beau mot que celui-ci. Ce que je sais, c’est qu’il n’y a pas plus puissante que la réalité vers laquelle ce mot fait signe.

“Lire c’est relire” disait Borges. Parce que – c’est ainsi que je le traduis – plus que la découverte, il y a l’appropriation ; plus que l’exaltation, il y a la création ; plus que l’émerveillement, il y a le ravissement !

Les trésors de nos vies sont : le désir, la création, l’amour & l’extase !

 

Arrivés à un certain stade de notre vie, nous sentons l’impérieuse nécessité de la transformer (la trans-former, lui faire changer de forme, pour qu’elle rejoigne notre essence profonde).

Et si nous avons la chance de savoir qu’elle doit se transformer en ce qu’elle a toujours été, profondément, nous commençons notre vrai voyage :

  • Celui qui va nous faire vivre notre propre métamorphose,
  • Celui qui va nous ouvrir à nous-mêmes,
  • Celui qui va nous permettre d’accepter nos talents,
  • Celui qui va nous permettre de se saisir  – sans plus aucune hésitation ! – de nos moyens d’expression comme de nos armes les plus nobles (et avant tout pour combattre les démons qui retiennent notre expression de soi… Bloquant notre gorge, tiraillant notre ventre etc),
  • Celui qui va nous faire jouer de l’étendue de notre sensibilité
  • Celui qui va nous aider à chercher en nous les souffles qui ont le plus d’envergure

Lorsque ce voyage (dont la véritable dimension n’est autre que votre vie elle-même !) est lancé, il n’y a plus de retour en arrière possible ! You can’t go back.

Lorsque vous vous jetez dans ce voyage, vous allez courir de plus en plus vite pour votre vie, embrasser tous les univers qu’elle contient, cueillir les réserves de sens et en créer de toute nouvelles, être éclaboussé par les étoiles

En art, comme dans la nature, rien ne se perd. C’est un effet de l’étoile.”

Camus dans l’Exil & le Royaume.

C’est là que vivre c’est revivre.

C’est vivre plus fort, plus vite, “plus” mais surtout c’est vivre à partir de sa propre vérité, c’est faire de ce monde notre réalité, c’est faire revenir tout notre être vers ce vers quoi notre âme allait déjà.

C’est être rassuré ? Pas seulement. Aligné ? Pas seulement. Ces conditions sont nécessaires mais pas suffisantes.

 

Trouver son écho dans le cosmos pour voler de ses propres ailes et vivre en expansion

resonating-colibri-anais-lacombe

Plus qu’être rassuré et aligné, c’est se sentir légitimée et propulsée par l’univers. C’est avoir vu, senti, entendu, compris que nous sommes là parce que nous sommes aimés au-delà de ce que nous pouvons imaginer, contrairement à ce que nos vies quotidiennes tentent de nous faire croire, faisant tourner notre radio mental sur le bouton “tu n’es pas assez, tu n’es pas assez…”.

C’est le moment de partager avec vous mes trois citations fondatrices :

  • celle de Björk : “Vous devez au monde de faire ce pourquoi vous êtes naturellement doué“,
  • celle de Picasso : “Il y a longtemps que j’ai fait un pacte avec le destin : je suis devenu mon propre destin
  • celle de Proust : Le vrai voyage ce n’est pas de chercher des nouveaux paysages mais un nouveau regard.

Alors, lorsque vous êtes en train de changer de regard sur le monde, c’est que vous faites le vrai voyage, celui-là même qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue.

 

1. Tomber amoureux de ce que l’on veut devenir

Quand j’étais étudiante, j’ai vécu une expérience extraordinaire avec la philosophie. Une sorte de “Love story”.

Cette discipline m’avait fascinée depuis toujours, pour moi c’était la plus belle des disciplines possibles, LA discipline (et bien oui, la quête de sens déjà. Le sens encore & toujours !). Et, dès ma toute première dissertation d’hypokhâgne, afin de ne pas décevoir cette fascination forte (fascination qui m’avait construite, qui faisait partie de ma personnalité. Pour moi, ne pas être à la hauteur de ma fascination, cela aurait été comme me dissoudre… !), j’ai tout fait pour être “extra-ordinaire”.

J’ai travaillé comme une folle à lier durant les sept heures de dissertation car je ne voulais pas tuer mon rêve, je ne voulais pas décevoir cet amour en moi qui rendait la vie tellement plus intense !

Et quelle joie lorsque j’ai entendu le résultat : 15, je m’en souviens encore car c’est là qu’on a su qu’on allait rarement au-delà (cool…). Je me souviens encore des sensations que m’ont procuré les louanges de notre professeur, cette adrénaline, il y avait vraiment des points communs avec le frémissement d’une histoire d’amour !

Pour moi, l’enjeu n’était pas d’avoir une bonne note, cela allait bien au-delà, c’était la survie de ma vie imaginaire, de ma vie intérieure. Et cette love story a duré puisque j’ai “majoré” en philo durant mes deux années de prépa (ou est-ce parce que j’ai majoré que la love story a duré ?).

J’ai alors eu l’impression, dans ma mentalité d’un romantisme à fleur de peau de l’époque (18 ans !), que la philo m’avait choisie, d’avoir été “élue” par elle, j’étais la plus heureuse

Il y avait une magie :

  • Une magie à répéter “l’exploit” à chaque fois et me prouver que je ne m’étais pas trompée d’histoire (cette dimension de “réussite” continuée est fondamentale lorsqu’on veut convertir les émotions intenses en un état)
  • Et une magie à aborder le prochain livre, la prochaine problématique, à la lumière de cette lovestory, c’est-à-dire avec un supplément d’âme, une faim décuplée, une envie “de toute défoncer” pour rester sur les cimes. Et lorsqu’une fois arrivée en khâgne, ton prof t’invite chez lui à boire du thé pour causer de sa future publication, te montrer les épreuves du livre à naître, qu’il ouvre comme un gosse les livres de sa bibliothèque et te montre ses notes manuscrites à l’encre noire qui courent partout dans les marges de ses pléiades (si si ! C’est d’ailleurs ça qui m’a donné l’autorisation de faire pareil depuis car j’en avais envie mais je ne m’étais pas encore donnée l’autorisation), dans ton état d’esprit d’apprentie/débutante, c’est un summum ! Depuis ce temps, j’écris dans les livres car pour moi la soif d’apprendre & la soif d’exprimer sont inséparables, c’est comme inspirer & expirer… Faire danser ce que l’on visite, ignorer les frontières, se répandre parce que ça se répand en nous, jouer, rebondir, sourire, c’est de la vie qui passe, tous nos possibles qui laissent des traces.

2. Le commencement de tout est le courage

Pourquoi je vous raconte ça ?

Vous devez vous dire, ça y est, elle a viré mégalo en nous parlant de ses petits trophées personnels pour se faire mousser, cela ne nous concerne pas. Alors, ici, lorsque je vous parle de moi, parce que ma vie est mon laboratoire et que les conseils que je donne, je ne les donne que parce que je les vis. Ceci étant dit, je vous dit ça pour deux raisons :

  • D’abord pour vous dire que, comme le montre cette anecdote, TOUT commence toujours par la décision de commencer. Ça semble idiot dit comme ça, mais c’est TELLEMENT VRAI ! Le commencement de tout est le courage et, dans mon cas, le commencement de ma love story avec la philo a été mon courage d’affirmer en moi-même à quel point j’y tenais et à quel point je n’accepterai à aucun prix de la décevoir !

Le commencement de tout est le courage

  • Et ensuite pour vous dire que toutes les histoires d’amour (quelles soient avec une idée, une discipline, une entreprise ou un être…) sont un travail. Et qu’elles sont menacées à partir du moment où l’on oublie qu’elles sont faites de nos mains, fabriquées par nos insatiables efforts, constituées organiquement par notre immense courage. Nos insatiables efforts pour faire exister ce dans quoi on est si bien, ce dans quoi on se sent chez soi ; notre immense courage pour continuer à les vivre avec une intensité renouvelée.

 

3. Le courage est l’art de commencer

On entend souvent dire que pour réussir, il faut juste le vouloir.

Ce qui est faux puisqu’il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir.

En revanche, ce qui est très vrai, c’est que tant qu’on n’a pas réellement pris la décision de commencer, on ne réussira pas ou pas vraiment (ce qui, pour moi, est la même chose).

On peut avoir quinze ans d’entrepreneuriat derrière soi, une grosse expérience, un beau réseau, de belles références presse, de beaux produits, une jolie clientèle, un message charmant etc. et pour autant ne pas avoir encore réussi ! Dans le sens où l’on n’a pas vraiment décollé, où l’on ne peut pas afficher des résultats vraiment solides & significatifs et où… surtout (cette dernière était LA cause des deux précédentes), l’on ne s’est pas encore choisi soi-même !!!

Du coup, c’est pour ça qu’on ne réussit pas vraiment.

On ne réussit pas vraiment parce qu’on n’accepte pas encore que oui ! on est le vrai fondement de soi-même, que oui ! les solutions à tout ce que l’on recherche sont à l’intérieur de nous, déjà, que oui ! on a le droit d’être-au-monde et d’exister pour ce que nous sommes, que oui ! ce désir d’innover, de revisiter le monde à travers notre sensibilité, radicalement et à nouveaux frais, est légitime, qu’il a sa place, et qu’il devrait même prendre toute sa place !

Le courage relève de la décision pure. « Les courageux sont des commençants », écrit le philosophe Jankélévitch (un philosophe génial et agréable à lire que je vous conseille, même s’il n’est pas toujours facile facile…) « Le courage est la vertu réussie entre toutes » précise-t-il, dans le sens où c’est l’élément qui permet à toutes les autres vertus de fonctionner, d’opérer.

Tout commence toujours par la décision de commencer.

Le courage c’est déjà de vouloir ou plus exactement de décider de vouloir. C’est d’une simplicité extrême comme ça mais c’est ce qu’il y a de plus difficile !

 

4. Le courage est l’autre nom pour dire rendez-vous avec soi-même

Pourquoi est-ce si difficile ?

Parce qu’il faut pour cela arriver à se voir comme le héros, l’artiste, l’explorateur, le pionnier de notre vie. Pour cela, il faut être prêt à tout refaire (et potentiellement à tout perdre), à dépouiller de leur sens les symboles usés, à déchirer les images vidées de leur substance à force d’avoir été trop regardées, à se désencombrer de l’ancien monde que l’on traîne depuis des lustres, à désapprendre à être ordinaire !

Le courage est vraiment la manifestation la plus solide de la volonté,

sur laquelle on peut compter.

Cette chose que vous devez faire, c’est vous qui devez la faire. C’est vous et non pas quelqu’un de votre entourage, votre ami, votre collaborateur, votre acteur préféré, votre patron, votre cousin… C’est vous et non pas “on” (on c’est personne). La vie quotidienne de la plupart des gens est le fruit de ce “on”. Alors… On vit sans vivre sa vie.

Alors que le courage, c’est l’autre nom pour dire : rendez-vous avec soi-même !

Donc quand on dit il suffit de le vouloir pour pouvoir, ce qu’on entend par là c’est qu’il faut affronter, et affronter seul, le passage au pouvoir. Ce qui va opérer ce passage au pouvoir c’est de décider de vouloir.

Parce que cette décision va faire de nous le vrai sujet de notre vie, l’acteur, l’actrice. Et qu’est-ce qui protège de toutes ses forces l’acteur, le héros, le pionnier en vous ? Et bien, je vous le donne en mille, c’est le courage ! (c’est bien fait la vie hein ?^^)

Ayons confiance dans le courage, remettez-lui les clés car le courage est infiniment plus protecteur du héros que nous aspirons à être, que le manque de courage. Car le manque de courage qui s’exprime à travers le fait de renoncer à sa créativité, de mettre à la poubelle son génie créatif, ou même des compromis qui semblent plus doux (mais qui sont aussi insidieux), tout ça sera très destructeur pour le héros en nous et celui-ci s’en relèvera difficilement voire pas du tout.

Et vous savez peur & courage sont complètement liés.

Quand on est courageux on ressent la peur, on ne saurait la nier mais par contre on ne se laisse pas embourber avec elle, on la dépasse, on la combat & on la bat.

L’homme s’expérimente en tant que créateur lorsqu’il laisse son être s’exprimer tout entier dans ce qu’il veut dire.

Il y a une poésie farouche dans  la création car on engage tout son être dans son travail, on engage notre spontanéité la plus pure, notre intuition, notre imagination, notre capacité d’abandon…

 

Plus fort nous vivons,

Plus nous avons besoin de créer,

Plus nous créons nos œuvres & plus elles se créent en nous

Plus elles se créent en nous & plus elles nous recréent

Pour que nous puissions vivre notre vie

Plus fort encore !

 

 

Vibes speak loud***

Anaïs*******

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Anais Lacombe

http://www.linkedin.com/in/anais-lacombe
Fondatrice de La Fabrique du Sens, Serial Webpreneuse, Coach en épanouissement entrepreneurial & Auteure.

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8 comments

  1. virginie

    Merci vraiment…je suis très touchée par ton article qui est bien plus que ça, je te suis depuis un p’tit moment sans oser laisser de commentaires mais cette fois ça me touche au plus profond
    Je suis pile dans une période de changement personnelle et professionnelle tout est lié , où le besoin de vivre est juste vital..ne plus survivre, être un tout, il faut comme tu le dis si bien beaucoup de courage envers soi même ses propres peurs ne pas se laisser envahir par celles-ci ce qui n’est pas le plus évident; apprendre à écouter sa petite voix et oser. Merci anais

  2. Camille

    Anaïs, j’admire ton travail, que dis-je ….ton talent depuis quelques mois déjà mais cet article m’a ému aux larmes !!!! Je suis dans une période creuse, à deux doigts de jeter l’éponge et te lire me redonne… devine quoi ? DU COURAGE. Mille mercis d’être et partager tout ce que tu es.

    • anais

      Oh, merci Camille !! C’est… juste… génial que cet article puisse te donner l’envie de continuer, de persévérer, de croire en TOI, en tes forces. C’est vraiment très très important pour moi d’avoir un tel retour. Crois en toi Camille, déploie tes ailes^^.

  3. Camille

    ” Émue “! Oops c’est l’émotion

  4. Keil

    Je suis vraiment sidéré par ton écriture.
    Mais ce soir si j’ai cliqué sur ta page, c’est parce que j’ai vu ce magnifique dessin. Et là j’ai pris un coup de poing au ventre quand j’ai vu ce que tu avais dessiné. C’est tellement délicat et sensible et artistique que… j’en reviens pas !

  5. Je trouve cet article très profond et très juste. Il faut beaucoup de courage pour être soi, suivre sa propre voie, et commencer par admettre ce à quoi l’on tient et ce qui n’a pas d’importance. Je viendrai relire ton article chaque fois que j’aurais besoin de courage et de force !! Merci de l’avoir écrit.
    Je me réjouis de voir l’avancement de ton défi ! 🙂

    • Merci Maria pour ton message ! Et j’adore particulièrement que tu dises “Je viendrai relire ton article chaque fois que j’aurais besoin de courage et de force !!” A très vite Maria et merci de tes encouragements^^.

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